La cuisinière d’Himmler de Franz-Olivier Giesbert

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Ce qu’en dit l’éditeur :

Ceci est l’épopée drolatique d’une cuisinière qui n’a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu’elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l’avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d’une centenaire scandaleuse qui a un credo : « Si l’Enfer, c’est l’Histoire, le Paradis, c’est la vie ».

 

 

Ce que lui en dit

Une centenaire qui continue une activité loufoque et qui a côtoyé tous les grands chefs politiques du XXe siècle sans jamais être inquiétée, voilà qui est original…si cela n’avait pas déjà été fait dans Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire du suédois Jonas Jonasson !

En effet, nombreux sont les parallèles que vous pouvez établir entre les deux livres. Dans les deux cas, la chronologie alterne entre une affaire dans le présent et une épopée dans le passé. Dans les deux cas, les héros ont une destinée extraordinaire les amenant à rencontrer les personnes qui ont le plus marqués le siècle dernier (pas toujours les mêmes dans les deux livres, heureusement quand même !) et dans les deux cas, l’histoire qui se déroule au temps présent est assez caricaturale et ne fonctionne pas vraiment. [À ce sujet, la principale erreur de l’adaptation du film du suédois au cinéma a été de se concentrer sur l’histoire actuelle qui présente peu d’intérêt à côté du reste du livre. Mais bon, ça, c’est une autre histoire !].

Ne soyons pas de mauvaise foi, il y a bien entendu des différences entre les deux livres. Tout d’abord, la place de la famille dans le second qui est inexistante dans le premier. Rose agit en mère de famille et c’est son instinct protecteur et maternel qui la pousse à agir. De plus, Rose est consciente de ses actes. Elle est une tueuse aguerrie et elle agit toujours avec discernement. C’est tout l’inverse d’Allan, héros suédois qui se retrouve dans des situations invraisemblables sans jamais ne rien y comprendre. Et c’est là que repose la force du second sur le premier. En effet, le facteur comique est bien plus développé dans le livre de l’auteur suédois (ce qui explique aussi son plus grand succès) et ne se limite pas à l’histoire actuelle qui finit parfois par agacer tant elle semble avoir été écrite dans le but d’offrir une parenthèse de rire au lecteur.

En bref, ce livre n’est certainement pas le livre de l’année mais je dois dire qu’étant adepte de ces épopées modernes à la Forrest Gump, j’ai pris du plaisir à le lire. Même s’il est moins drôle et moins bien construit que son cousin suédois, il permet de passer un moment agréable et instructif car l’auteur semble s’être bien documenté afin de glisser des anecdotes. Celles-ci, bien qu’alourdissant parfois le style général (on se dit parfois « ah, il voulait nous la caser son anecdote ») permettent d’avoir une approche ludique du passé. Alors, si l’histoire vous plaît et que vous aimez les grandes épopées contemporaines, tentez votre chance !

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