1Q84

1Q84

Voici plusieurs années maintenant que la trilogie de l’auteur japonais le plus lu du moment est achevée. As de la discrétion, c’est pourtant avec fracas que sort chaque nouvel opus de l’auteur nippon. Toutefois, ce n’est que récemment que j’ai eu l’idée de me plonger dans cette univers et de chercher à comprendre enfin ce qui ce cache derrière ce code.

Et je dois dire que je ne regrette pas…

Ce qu’en dit le résumé:

« Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existence de Tengo et d’Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères. Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d’amour, composant l’oeuvre la plus magistrale de Murakami ». 

Ce que Lui en dit:

Je dois dire que j’avais un peu peur au début. La trilogie se compose de trois livres entre 500 et 650 pages, je pensais ne jamais arriver au bout. Et pourtant… Il faut dire que le style est assez simple. La sophistication est dans l’histoire et non dans le style. Attention, loin de moi l’idée de dire que Murakami n’écrit pas bien, au contraire, l’auteur a le talent de raconter, ou peut être narrer serait plus juste, son histoire de la façon la plus simple et la plus directe. Et heureusement car le scénario est assez complexe, voire alambiqué…

Tout commence avec une jeune femme, belle, classe et déterminée qui choisit de sortir de son taxi au milieu du périphérique. Elle doit absolument rejoindre un hôtel pour une mission importante: tuer un homme. Et oui, cette jeune fille n’est autre qu’une tueuse à gage « à la Dexter » puisque ses victimes ont toutes un point commun, celui d’avoir maltraité des femmes.

Au chapitre suivant, on rencontre Tengo, jeune professeur de mathématiques et également écrivain. Ce n’est qu’au fil de l’histoire que l’on comprend le lien particulier qui relie les personnages entre eux.

Plusieurs thèmes sont abordés dans cette trilogie.

Bien sûr, il y a nécessairement une histoire d’amour, une attraction constante entre nos deux héros bien que l’on mette du temps à établir les liens entre eux (et je garde ici tout le suspense).

Bien sûr, il y a des scènes d’actions: n’est pas tueuse à gage qui veut et on se surprend à stresser pour l’héroïne lors de ses missions.

Mais d’autres thèmes sont abordés.

Tout d’abord, l’auteur fait intervenir différentes sectes et communautés religieuses qui ont une forte influence sur la vie de nos héros. Il interroge le rapport de l’individu au collectif et montre à quel point les croyances peuvent amener des pratiques dangereuses. En intégrant un groupe défini, les croyants s’excluent consciemment ou non du reste de la société et l’auteur montre les conséquences sur ces vies qui sont marginalisées.

C’est d’ailleurs par ce biais que Murakami aborde la question de la filiation. En effet, les parents d’Aomamé étaient adeptes de l’une de ces sectes et ont cherché à entraîner leur fille avec eux. Le père de Tengo, en fin de vie, est quant à lui la figure-type que l’on se représente d’un japonais élevant sans cesse son niveau d’exigence pour son fils afin de l’amener à l’excellence. Tengo doit alors faire face à un mur alors qu’il tente de renouer le contact avec lui. Les rapports de filiation entre les héros et leurs parents sont donc plutôt conflictuels et contrastent avec les relations parentales que les héros développent dans le livre à l’égard d’autres personnages.

Enfin, il y a bien entendu les éléments fantastiques. Comme le mentionne le résumé, il y a en réalité deux monde séparés, le monde en 1984 et le monde surnommé par Aomamé 1Q84. Voilà qui complexifie déjà les retrouvailles… N’étant pas un adepte du genre, je dois dire que j’ai d’abord eu peur de cette dimension fantastique. Si je vous dis que des petits hommes sortent de la bouche d’une chèvre et se mettent à grandir instantanément (!), nous sommes d’accord que cela parait assez difficile à relier à notre histoire. Et pourtant, Murakami parvient à le faire et à rendre cet univers incroyable crédible. Il crée un nouveau monde, une copie conforme du notre qui a pourtant ses propres règles et dans lequel le fantastique est monnaie courante. On se laisse conter cette histoire et on finit par ne plus se poser de questions, comme si l’auteur était parvenu à créer une normalité parallèle.

En bref, une trilogie longue mais simple et rapide à lire. Du suspense, de l’action, de l’amour… Il n’y a nulle raison pour que vous passiez vous aussi à côté du phénomène Murakami.

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